Depuis trop longtemps, les souverainistes français se cherchent, se parlent, se rencontrent, puis se séparent.
Depuis trop longtemps, nous partageons l’essentiel et nous nous divisons sur le reste.
L’idée d’une primaire souverainiste est née de ce constat. Et cette idée est belle. Parce qu’elle porte en elle quelque chose dont nous avons terriblement besoin : l’unité, l’enthousiasme, l’espérance. Parce qu’elle permettrait enfin aux sympathisants souverainistes de décider eux-mêmes de celui ou de celle qui devra les représenter.
Mais il faut regarder les choses telles qu’elles sont, il est des moments où les circonstances commandent aux Hommes. Le temps nous est compté. Et le système de l’élection présidentielle nous impose une réalité qu’aucun enthousiasme ne peut abolir : nous pourrions réussir une magnifique primaire, rassembler des millions de Français, faire naître une espérance et, au terme de cette aventure, découvrir que celui qui a été choisi ne peut même pas se présenter devant le peuple français, faute de parrainages suffisant. Nous le déplorons.
Nous déplorons évidemment ce système inique, qui donne à quelques milliers d’élus le pouvoir de décider qui pourra, ou non, se présenter devant le peuple français. Et les souverainistes devront s’engager à le changer.
Mais nous déplorons plus encore l’état actuel de la France. La situation de notre pays ne nous permet plus le luxe de la dispersion. Elle exige de nous rassembler derrière une candidature souverainiste unique, Cette union imposée par l’urgence ne doit pas être l’union d’un jour. Transformons cette contrainte en force. Profitons de cet engouement, de cette union de fait en union durable et indissoluble. La présidentielle, malgré son importance capitale, n’est pas le seul horizon. Il faut voir plus loin.
Les législatives suivront et d’autres échéances électorales ensuite. Florian Philippot et les Patriotes demandent un bloc souverainiste. Nous soutenons évidemment cette démarche !
Mais allons plus loin encore : un mouvement uni des souverainistes. Une force politique commune, durable, capable de préparer non seulement les législatives, mais toutes les échéances à venir.
Un mouvement uni doit avoir un chef ; un chef doit diriger un mouvement. Il faudra demander au peuple souverainiste d’élire celui qui mènera sa destinée. Ainsi, nous ne renonçons pas à la primaire. Nous lui donnons sa véritable dimension. Non plus choisir dans l’urgence un candidat qui pourrait ensuite se heurter à l’obstacle des cinq cents parrainages, mais choisir démocratiquement le chef d’une force déjà constituée, appelée à durer.
Alors : faisons un pacte dès avant la présidentielle. Un pacte qui pourrait tenir en quelques mots : Tous pour un. Un pour tous.
Tous pour un : derrière le candidat souverainiste qui aura réuni les cinq cents parrainages et pourra effectivement se présenter devant les Français.
Un pour tous : ce candidat s’engagera, avec les autres dirigeants souverainistes, à transformer dès après la présidentielle ce rassemblement en un mouvement uni et à remettre aux sympathisants le choix de celui qui devra le conduire.
Et mieux qu’un pacte, faisons-en un serment.
Au Jeu de Paume, les représentants de la Nation jurèrent de « ne jamais se séparer » jusqu’à l’accomplissement de leur mission. Alors, dans cet esprit, prenons à notre tour cet engagement : Jurons de ne jamais nous séparer jusqu’au jour où la souveraineté nationale sera recouvrée et affermie.
La lointaine prière de Victor Hugo traverse les siècles et résonne dans nos âmes françaises car ses mots semblent être écrit pour nous : “Je ne vous demande qu’une chose, l’union ! Par l’union, vous vaincrez […] Soyez unis, vous serez invincibles.”
Vive l’union, vive la République, vive la France

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