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Bilan de l’Union Européenne par JJ Saldat référent du MPC

Bilan de l’Union Européenne par JJ Saldat référent du MPC

Depuis de nombreuses années, la majorité de la classe politico-médiatique n’a de cesse de vanter les bienfaits de l’Union européenne sur de nombreux sujets.

Cette propagande à coup de mantras (l’Europe de la prospérité, l’Europe sociale, l’Europe de la paix, l’Europe de la transparence) ne résiste cependant pas à la réalité des faits.

Prenons quelques exemples pour le démontrer : l’économie, le social, la démocratie, la paix et l’usine à conflits d’intérêts.

 

1) Le bilan économique.
La promesse était la prospérité, le résultat est la destruction.
La part de l’industrie dans le PIB de l’UE est passée de 20,1% en 1993 à 15,6% en 2023. Entre 2008 et 2023, l’UE a perdu 3,2 millions d’emplois industriels. L’énergie chère, les normes, etc. ont vidé la France, l’Allemagne et l’Italie de leurs usines.
Les traités de libre-échange signés par l’UE détruisent à la fois l’agriculture et l’industrie. Nos paysans et nos usines sont mis en concurrence avec des pays qui n’ont pas nos normes sociales, environnementales et sanitaires, ce qui entraîne des délocalisations et des faillites.

Sur le budget, la France va verser 23,3 milliards d’euros au budget de l’UE en 2025.
Pour la période 2021-2024, la contribution moyenne de la France s’est établie à 26,2 milliards d’euros par an. La contribution nette moyenne était d’environ 9,8 milliards d’euros par an.
Selon l’Assemblée Nationale, la facture devrait encore grimper pour atteindre 34,6 milliards d’euros en 2027.

L’UE prépare un « 28ᵉ Etat » par le 28ᵉ régime. Le résultat : un dumping fiscal généralisé profitant aux multinationales et menant à une régression sociale.
Enfin, comme le démontrait Marianne en 2023, l’euro a été nocif pour l’économie française. Avec une monnaie unique, la France a perdu 60% de parts de marché à l’export depuis 2000. Or, pour mener une politique économique digne de ce nom, un État doit être maître de sa monnaie. L’euro nous l’interdit.

Sources : Assemblée Nationale – Communication PSR-UE 2025. Représentation de la Commission européenne en France. Rapport Assemblée Nationale J-P Tanguy. Eurostat – Industrie 2023. Eurostat – Emploi 2023. Marianne 2023.

 

2) Social.
L’UE n’a pas la compétence directe mais elle contraint tous les Etats par le pacte de stabilité, le semestre européen et les recommandations.

En 2025, 92,7 millions de personnes dans l’UE étaient en situation de risque de pauvreté ou d’exclusion sociale, soit 20,9% de la population. C’est l’équivalent d’un Européen sur cinq.

Sur les retraites : 18 États membres sur 27 ont repoussé l’âge légal depuis 2010. Les rapports de la Commission examinent régulièrement la nécessité d’ajuster l’âge de départ en fonction de l’espérance de vie, avec des scénarios allant jusqu’à 75 ans.
Sur la santé, les hôpitaux doivent être « rentables ». Les règles de concurrence interdisent de privilégier le service public. Des millions d’Européens ont renoncé à des soins pour raisons financières en 2022.
Sur le chômage, il y a une recommandation systématique de baisser la durée et le montant des allocations dans tous les pays. Le chômage est à 6% dans l’UE en 2025. On assiste à une généralisation des CDD, de l’intérim et de l’ubérisation.

Sources : Eurostat – Conditions de vie en Europe 2025. Commission Européenne – Ageing Report 2024. Eurostat – Renoncement aux soins 2022. Recommandations Spécifiques par Pays.

 

3) Démocratie.
On peut constater que l’UE ressemble de plus en plus à l’ex-URSS par son mépris de la démocratie et de la souveraineté populaire. En effet, de nombreux référendums n’ont pas vu leur résultat respecté ou alors ont été refaits. Pire, certains commissaires européens l’assument ouvertement. Ainsi, Margot Wallström, ancienne vice-présidente de la Commission déclarait en 2008 : « Il faut faire voter les gens jusqu’à ce qu’ils votent comme il faut. »

Le « non » du Danemark à Maastricht en 1992. Après des « concessions » et des menaces, il vote « oui » en 1993.
Le « non » de l’Irlande à Nice en 2001. On lui fait revoter en 2002 jusqu’à obtenir un « oui ».
Le « non » de l’Irlande à Lisbonne en 2008. Après des menaces de coupes de fonds, elle vote « oui » en 2009.
Le « non » français et néerlandais de 2005 à la Constitution européenne. Deux ans après, 90% du texte est repris dans le Traité de Lisbonne voté par les parlements, sans demander l’avis des peuples.
Le « non » grec de 2015 à l’austérité à 61%. Sept jours après, un troisième plan d’austérité est imposé par la Commission et la BCE.

Sources : Traité de Maastricht 1992. Traité de Nice 2001. Traité de Lisbonne 2007. Référendums UE 1992-2015. Accord Eurogroupe Grèce 12/07/2015. Déclaration Margot Wallström 2008.

 

4) L’Europe et la paix.
Le premier mantra est « l’Europe c’est la paix ». La réalité est l’inverse.
Loin d’être neutre et médiatrice, l’UE prend parti dans les conflits extérieurs. Elle décide de livrer des armes, d’imposer des sanctions et de financer la guerre au lieu de financer la diplomatie. Elle entraîne de facto les États membres dans l’escalade militaire et économique.
Cette politique étrangère commune est décidée par 27 et s’impose à tous, sans référendum, sans débat national.

Sources : Service Européen d’Action Extérieure 2022-2024. Décisions du Conseil UE sur les sanctions et l’aide militaire.

 

5) L’usine à conflits d’intérêts.
L’UE gère près de 189 milliards d’euros par an. Depuis de nombreuses années, la Cour des comptes européenne émet des réserves ou refuse de certifier les comptes en raison d’un taux d’erreur persistant au-dessus du seuil de tolérance.
Il y a plus de 25 000 lobbyistes enregistrés à Bruxelles. Ces lobbies ne se contentent pas d’influencer, ils participent directement à l’élaboration des directives et des traités commerciaux.
Les affaires de corruption touchent aussi bien des commissaires que des députés européens.

Sources : Cour des comptes européenne – Rapports annuels. Registre de transparence UE 2024.

 

Par ces multiples faits, nous pouvons constater la nocivité de l’Union européenne dans divers domaines. Ces éléments devraient servir d’outils pédagogiques pour éveiller nos compatriotes car ils sont simples et peuvent être mémorisés.
Non, la France n’est pas trop petite comme le sous-entendent certains ! La Suisse, la Norvège et l’Islande le prouvent. Il est donc grand temps pour notre pays de sortir de l’Union Européenne par un Frexit.

 Jean-Jacques Saldat référent du MPC